En tant que coach professionnelle (je travaille dans le Brabant wallon et en ligne), je reçois régulièrement des clients qui viennent me voir après un burnout. Leur corps a dit stop, alors que leur tête les a fait tenir... un maximum. Ce qui m'attriste ? Souvent, ils présentent des effets au niveau du corps qu'ils auraient pu éviter s'ils avaient arrêté plus tôt.
Le cas d'Hélène : quand ignorer les signaux mène au burnout
Hélène est venue me voir il y a quelques mois. Cela faisait des mois que son médecin et la psychologue qu'elle avait commencé à voir lui disaient de s'arrêter... Mais cela faisait aussi des années qu'elle se donnait à 300% pour son job.
Hélène, 39 ans, deux enfants. Elle a continué "à faire aller" tant bien que mal. Elle se disait que c'était normal vu que les autres le font et y arrivent, et qu'il y a effectivement en cette période de vie beaucoup de choses à faire, qu’elle pouvait y arriver aussi.
Malheureusement ce type de raisonnement peut mèner droit au burnout…
Les signes avant-coureurs du burnout : ce que votre corps essaie de vous dire
Les signaux physiques qu'on minimiseBeaucoup de mes clients en coaching professionnel me racontent la même histoire : pendant des mois, voire des années, leur corps leur envoyait des signaux.
- Des maux de tête fréquents
- des troubles du sommeil
- Des tensions musculaires permanentes
- Des problèmes digestifs
- Une fatigue qui ne passe plus avec le repos.
Mais ils ont continué. Parce que "tout le monde fait pareil", parce que "c'est normal d'être fatigué avec deux enfants", parce que "je ne peux pas laisser tomber mon équipe".
Les signes psychologiques du burnout
Au-delà du corps, le burnout s'accompagne de signaux psychologiques qu'on a tendance à ignorer :
- La perte de sens progressif. On fait les choses par automatisme, sans plus vraiment comprendre pourquoi. Le travail qui nous passionnait devient une suite de tâches à cocher.
- L'irritabilité croissante. On s'énerve pour un rien, on supporte moins ses collègues, on rentre à la maison et on explose pour des broutilles.
- Le cynisme qui s'installe. On ne croit plus en rien, tout nous semble vain, on critique systématiquement.
- La procrastination. Même les tâches simples deviennent insurmontables. On reporte, on évite, on tourne en rond.
Le piège de la normalisation
Hélène me l'a dit : "Je pensais que c'était normal." C'est le piège classique du burnout. On se compare aux autres, on se dit que tout le monde vit la même chose, qu'on n'a pas le droit de se plaindre.
Sauf que non. Ce n'est pas normal de se réveiller épuisé après huit heures de sommeil. Ce n'est pas normal de pleurer le dimanche soir en pensant au lundi. Ce n'est pas normal que votre médecin vous dise de vous arrêter et que vous continuiez quand même.
Burnout et charge mentale : le combo fréquent
En Belgique comme ailleurs, beaucoup de gens cumulent aujourd’hui une charge professionnelle intense avec une charge personnelle ou familiale importante. Deux enfants, une maison à gérer, des parents vieillissants parfois, un partenaire lui-même débordé...
Dans ce contexte, le burnout ne vient pas uniquement du travail. Il vient de l'accumulation, de l'impossibilité de souffler, du sentiment permanent d'être en retard sur tout.
Comment reconnaître qu'on est en train de basculer ?
Le test des trois questions
Je pose souvent ces trois questions à mes clients lors de nos séances de coaching professionnel :
- Quand avez-vous ri pour la dernière fois au travail ? Si vous devez réfléchir plus de quelques secondes, c'est un signal.
- Arrivez-vous encore à "décrocher" le soir ou le week-end ? Si votre tête reste au bureau en permanence, votre corps ne récupère jamais vraiment.
- Quelle émotion domine quand vous pensez à votre semaine ? Si c'est l'anxiété, la lourdeur ou le vide, il est temps de s'alerter.
Les signaux d'alerte qui doivent vous faire réagir immédiatement
Certains signes nécessitent une réaction immédiate, pas dans trois mois :
Votre médecin ou un professionnel de santé vous conseille de vous arrêter. Comme pour Hélène, si un professionnel vous le dit, c'est que les signaux sont déjà très avancés.
Vous avez des troubles physiques nouveaux ou qui s'aggravent (palpitations, douleurs fortes, vertiges, pertes de mémoire).
Vous avez des pensées noires ou un sentiment que "ça ne sert à rien". Le burnout peut mener à la dépression, il ne faut pas prendre cela à la légère.
Que faire quand on reconnaît les signes ?
Arrêter de minimiser
La première étape, c'est d'arrêter de se dire que "ça va passer" ou que "les autres vivent la même chose". Non, tout le monde ne vit pas ça. Et surtout, ce n'est pas une fatalité.
Consulter et se faire accompagner
Un médecin, un psychologue, un coach professionnel (en prévention de signaux plus forts !)... L'important est de ne pas rester seul face à ces signaux. En Belgique, nous avons la chance d'avoir un système de santé et une ouverture/connaissances grandissantes sur ces sujets qui permet ces consultations. Utilisez-le.
En coaching professionnel, je travaille avec mes clients sur l'identification de leurs limites, la mise en place de nouvelles habitudes, l'apprentissage du "non", la reconnexion avec ce qui les nourrit vraiment.
Prendre une pause si nécessaire
Parfois, il faut vraiment s'arrêter. Un arrêt maladie, quelques semaines de congé, un mi-temps thérapeutique... C'est une nécessité pour éviter de tomber vraiment.
Hélène a dû s'arrêter trois mois. Trois mois pendant lesquels elle a pu dormir, pleurer, se reposer, réfléchir. Trois mois qui lui ont permis d'éviter des dégâts physiques et psychologiques bien plus graves.
Prévenir plutôt que guérir : agir avant le burnout
Apprendre à dire non
C'est probablement la compétence la plus importante à développer. Dire non à un projet supplémentaire, non à une réunion inutile, non à la culpabilité de partir à 17h.
En coaching, on travaille beaucoup là-dessus. Comment formuler un non constructif ? Comment poser ses limites sans se sentir coupable ?
Se nourrir à côté du travail
Qu'est-ce qui vous fait vraiment plaisir ? Qu'est-ce qui vous ressource ? Souvent, mes clients ont oublié. Ils ne savent même plus ce qu'ils aiment faire en dehors du travail et des obligations familiales.
Retrouver ces sources de plaisir, et leur faire de la place dans l'agenda, c'est essentiel pour éviter le burnout.
Rester vigilant sur ses valeurs
Nous en parlerons plus en détail dans un autre article, mais le désaccord entre vos valeurs personnelles et celles de votre organisation est un facteur majeur de burnout. Si vous sentez ce décalage grandir, il est temps d'en parler, en coaching ou ailleurs.
FAQ : Vos questions sur les signes du burnout
Quelle est la différence entre fatigue et burnout ? La fatigue se récupère avec du repos. Le burnout, non. Si après un week-end ou des vacances vous êtes toujours aussi épuisé en retournant au travail, c'est un signe d'alerte.
Combien de temps faut-il pour récupérer d'un burnout ? Cela dépend de chaque personne et du stade du burnout. Certains récupèrent en quelques mois, d'autres ont besoin d'un an ou plus. L'important est de ne pas précipiter le retour.
Peut-on faire un burnout même si on aime son travail ? Absolument. Le burnout ne vient pas toujours d'un travail qu'on déteste. On peut s'épuiser même dans une passion, surtout si on ne pose jamais de limites.
Mon médecin me conseille de m'arrêter, mais je ne peux pas laisser mon équipe, que faire ? Écoutez votre médecin. Votre équipe survivra, votre entreprise aussi. En revanche, si vous continuez et que vous vous effondrez complètement, vous serez absent bien plus longtemps et dans de bien pires conditions.
Le coaching professionnel peut-il remplacer un suivi médical pour le burnout ? Non, le coaching est complémentaire, mais ne remplace pas un suivi médical ou psychologique si nécessaire. En tant que coach, je travaille sur vos objectifs professionnels, vos valeurs, votre organisation... mais je ne fais pas de diagnostic, ni de thérapie.
Est-ce que je peux vous appeler pour un 1er rendez-vous gratuit même si je travaille à Bruxelles ? Bien sûr. Je reçois des clients de toute la Belgique, que ce soit en présentiel dans mon cabinet ou en visioconférence. L'important est de trouver le coach professionnel qui vous correspond.
Si vous reconnaissez ces signes chez vous, n'attendez pas. Le burnout est plus facile à prévenir qu'à guérir. Un accompagnement en coaching professionnel peut vous aider à identifier vos signaux d'alerte, poser vos limites et retrouver un équilibre avant qu'il ne soit trop tard.
Envie de discuter ?
Prenez rendez-vous ! C’est gratuit !

